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BASCO

PMA : COMMUNIQUE DES BASCOS

Des annonces qui constituent une évolution réelle mais  qui restent perfectibles.

Les mesures annoncées ce matin à l'issue du Conseil des ministres constituent une évolution réelle pour les couples de femmes et pour les femmes seules.

Ainsi la France se mettrait au niveau de 10 pays de l’UE - Suède (depuis 2005), Finlande, Pays Bas, Belgique, Luxembourg Royaume Uni, Irlande, Espagne, Portugal, Autriche - qui permettent déjà aux couples de femmes d’avoir recours à la PMA.

Cependant cette mise à niveau ne saurait en aucun cas être considérée comme la révolution bioéthique que certains voudraient proclamer ou dénoncer.

En attendant une étude exhaustive du texte , l’association réagit aux déclarations de la Garde des sceaux indiquant que le gouvernement aurait fait le choix d’un mode d’établissement spécifique de la filiation pour les seuls couples de femmes . Avant une PMA, les couples de femmes devraient signer une « déclaration commune anticipée » devant un notaire. Cette déclaration serait par la suite transmise à un officier d’état civil au moment de la naissance de l’enfant qui la ferait figurer sur l’acte de naissance intégral.

Si une telle solution permettrait effectivement de faire évoluer la situation actuelle, totalement insupportable imposée aux couples de femmes, elle poserait cependant clairement problème.

Par ce choix en effet le gouvernement conserverait le dispositif actuel du ni vu ni connu pour les couples hétérosexuels, alors qu'un tel dispositif peut conduire à éluder le recours à un tiers donneur et faire croire à l’enfant que ses deux parents sont ses géniteurs. Si l’enfant conçu par don, même adulte, n’est pas informé par ses parents, du recours à un tiers donneur, il ne pourra pas accéder à ses origines puisqu’il n’aura pas eu l’information de l’intervention de ce tiers donneur lors de sa conception.

L'instauration d'un dispositif spécifique de filiation pour les seuls couples lesbiens constituerait de facto une incompréhensible inégalité de traitement entre les différents types de couples ; inégalité que rien ne justifie en 2019, sinon le maintien d’une hiérarchie imaginaire entre les couples ; ce qui est totalement inacceptable après le PACS, l’ouverture du mariage et de l’adoption à tous les couples.

Enfin il y aurait à terme un risque réel de stigmatisation si devait être mentionnée sur les actes de naissance cette déclaration anticipée. La mention du mode de conception pourrait être ainsi révélée, par exemple, lors de procédures notariales, administratives ou judiciaires, nécessitant pour certaines la copie intégrale de l’acte de naissance.

En conséquence l’association demande que les couples de même sexe entrent dans le droit commun.

Enfin l’association constate et regrette que les annonces fassent l’impasse complète sur les situations des personnes transgenres et intersexes face à la PMA.

Au final, après une étude à venir du texte gouvernemental, l’association entend , en amont de la discussion parlementaire annoncée pour la fin du mois de septembre, développer une campagne d’information, de sensibilisation et de mobilisation pour que la loi soit vraiment conforme aux attentes.

Pma 5

PARTICIPEZ A LA COLLECTE EN FAVEUR DES MIGRANTS LGBT +

Collecte  menée par Les Bascos (Bayonne), Aldarte (Bilbao) et Gehitu (Saint Sébastien) pour des mesures d'urgence en faveur des migrants LGBT+ (hébergement, aides administratives): https://www.helloasso.com/associations/les-bascos/collectes/nos-fiertes-n-ont-pas-de-frontieres

Fsf

CONTRE L’HOMOPHOBIE DANS LE RUGBY, PASSONS AUX ACTES !

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COMMUNIQUE DES BASCOS

Ces derniers jours, tout le monde du rugby s’est clairement engagé pour dénoncer l’homophobie :

- la Ligue nationale de rugby : " L’homophobie n’a et n’aura jamais sa place dans le sport, sur les terrains ou en dehors. Ces propos et les comportements homophobes sont aux antipodes des valeurs partagées dans le rugby"  

-  La Fédération française de rugby : " marquer son engagement pour la lutte contre l'homophobie"

- Le Biarritz Olympique Pays basque : " Le BOPB se joint et apporte tout son soutien aux diverses instances et associations qui luttent depuis bien trop longtemps contre le fléau de l’homophobie dans nos stades, dans le sport, et dans notre société en général. "

- L’Aviron Bayonnais : "L’Aviron Bayonnais n’est en rien homophobe ni directement, ni indirectement, ni ouvertement, ni de façon subliminale." 

Alors il est temps : un coup de sifflet s’impose contre l’homophobie dans le sport et plus particulièrement dans le rugby ; pas simplement une prise de position ponctuelle mais un véritable plan de sensibilisation, à tous les niveaux ; un travail patient, éducatif, de déconstruction des stéréotypes avec l’objectif de sensibiliser  sportifs , supporters,  jeunes  à la nécessité de bannir ce fléau qu’est l’homophobie.

L’association des Bascos se met à la disposition des clubs  du Pays basque et du Béarn  pour réfléchir ensemble aux actions concrètes à mener.

Elle interpelle dans ce sens par courrier de ce jour les Présidents du BOPB et de l’AB pour leur proposer de passer maintenant de la condamnation aux actes.

C’est dans ce même esprit de pédagogie que notre association a répondu positivement à une demande de rencontre des représentants de l’association de supporters du  BOC  (Bayonnais d’Origine Certifié) au siège des Bascos ce lundi  et qui a abouti à la dénonciation sans équivoque de tout propos et actes homophobes et à une réflexion pour une campagne à venir de sensibilisation contre l’homophobie dans le rugby et le sport plus généralement.

Il est urgent de donner un coup de sifflet contre l’homophobie dans le sport !